La Pallice : 7 riverains des cuves d’hydrocarbure vendent leur maison à l’Etat

Précision de l’association R.E.S.P.I.R.E

RESPIRE continuera ses actions tant que les habitants resteront exposés au danger mortel des sites SEVESO Picoty – Sdlp.

Le reportage ci-après de FR3 focalise sur les quelques habitants de la zone de délaissement du PPRT Picoty – Sdlp qui souhaitent vendre leurs maisons à la collectivité. Cette manière de voir l’actualité du PPRT est trop réductrice.
Rappelons donc qu’il y a en réalité 300 maisons qui sont impactées par le PPRT (initialement elles étaient au nombre de 500, l’obtention par RESPIRE d’une première étude INERIS a permis cette réduction).
A notre connaissance, 4 habitant-e-s parmi les 7 qui souhaitent délaisser leur maison sont décédé-e-s.
Les habitant-e-s situé-e-s dans les différentes zones du PPRT, resteront en cas d’accident, exposé-e-s à une cinétique rapide (dixit les documents officiels de la Préfecture), c’est-à-dire qu’ils, ou elles, n’auront pas le temps de se protéger, qu’ils, ou elles, seront soumis à des risques létaux et que les secours ne pourront que constater les dégâts physiques et matériels.
La deuxième étude INERIS, obtenue de haute lutte par RESPIRE, indique que la suppression des 6 cuves les plus proches des maisons, supprimera la zone de délaissement et réduira donc de fait l’exposition des habitants aux dangers mortels. Ces 6 cuves se trouvent sur le domaine public maritime (DPM).
L’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) de ces terrains arrivera à échéance fin décembre 2015. La décision de reconduction, ou non, de cette AOT dépend du port de commerce. Il va donc lui falloir choisir entre les intérêts privés des marchands de pétrole et la protection des populations.
Le délaissement de 7 maisons situées sur la zone de délaissement, n’éteint pas l’action de RESPIRE. Nous comptons bien faire tout notre possible pour convaincre le port de commerce, qui se targue de développement durable, d’attention à l’égard des riverains et des petits oiseaux nichant sur le port, de mettre un terme à cette erreur historique d’implantation de cuves de pétrole sur un terrain public et sous les fenêtres des habitants déjà présents. Il y va de l’intérêt général.
Raymond Bozier, co-président de RESPIRE

La Pallice : 7 riverains des cuves d’hydrocarbure vendent leur maison à l’Etat

Leur vie est infernale. Impossible d’ouvrir les fenêtres de leur maison en raison des odeurs d’essence, de pétrole, sans compter les risque d’explosion léthale et un environnement défiguré. A La Rochelle, 7 riverains du quartier Picoty baissent les bras et vendent leur bien à l’Etat.

Voir la suite

 

Ou l’on parle de RESPIRE