Archives de catégorie : GPMLR

UN AVIS DÉFAVORABLE AU PROJET PORT HORIZON 2025 DE LA ROCHELLE

Le CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature) réuni en séance le 11 juillet 2019 a donné un avis défavorable au projet Port horizon 2025 (voir document ci-joint). Rénové par la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, le CNPN est l’instance d’expertise scientifique et technique, compétente en matière de protection de la biodiversité et plus particulièrement de protection des espèces, des habitats, de la géodiversité et des écosystèmes.Il est composé de 60 membres (30 titulaires, 30 suppléants) retenus à la suite d’un appel à candidatures et nommés pour 5 ans par arrêté ministériel, avec une représentativité significative de spécialistes de la biodiversité ultramarine. Ces experts interdisciplinaires et indépendants : sont reconnus pour leurs travaux, leurs connaissances scientifiques ou techniques dans les domaines des sciences de la vie et de la terre ainsi que des sciences humaines et sociales.

L’aménagement de 35 ha de terres pleins sur la zone de la Repentie et l’approfondissement des accès nautiques
s’inscrivent dans le périmètre du Port Atlantique de La Rochelle en rénovation. Après débat, le caractère impératif
d’intérêt public majeur est démontré de manière satisfaisante par le pétitionnaire au moment de l’examen du
dossier.
Le CNPN estime que les états initiaux et inventaires dans le périmètre des travaux sont correctement menés du
côté terrestre.
Les sites terrestres sont fortement artificialisés et correspondent à des installations portuaires régulièrement
« chahutées », ce qui n’empêche pas la présence de l’Odontite de Jaubert, seule plante protégée et l’absence de
groupements végétaux remarquables et protégés. En revanche, la présence de la faune protégée est liée à la
situation particulière du site de La Rochelle sur la voie de migration atlantique et la proximité d’estrans vaseux et
sableux dont plusieurs bénéficient de classement Natura 2000 et/ou réserves naturelles au nord, au sud et à l’ouest
du site aménagé.

Parc naturel marin : des réserves sans opposition

Parc naturel marin : des réserves sans opposition

Au lendemain de l’avis conforme sur le projet du Grand Port maritime de La Rochelle, deux voix s’expriment pour dire toutes leurs réserves sur le dragage.

Le 12 juin dernier, la majorité des membres du Conseil de gestion du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis rendait un avis conforme favorable au projet « Port Horizon 2025 » du Grand Port maritime de La Rochelle (lire notre édition du 13 juin). Lors des débats auxquels les journalistes ont interdiction d’assister, Dominique Chevillon, vice-président du Parc naturel marin et vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), et Pierre Le Gall, membre du bureau du Parc naturel marin et de Nature environnement 17, ont exprimé des réserves sur le projet.

Nous vous avons qualifiés d’opposants au projet du Grand Port maritime de La Rochelle, vous récusez l’idée ?

Dominique Chevillon Nous ne sommes pas des opposants au Grand Port maritime.

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Voir aussi

Lire ICI (le dossier De Pierre LE GALL)

Port Atlantique La Rochelle : un océanographe alerte sur les risques des futurs travaux

Port Atlantique La Rochelle : un océanographe alerte sur les risques des futurs travaux

L’océanographe rétais Pierre Le Gall alerte sur les risques que ferait peser sur le milieu un nouveau déroctage de grande ampleur au port de commerce.

« Je ne suis pas en position d’attaque, je suis un lanceur d’alerte. J’alerte sur quelque chose qui va se produire à 99 % de chances », prévient Pierre Le Gall. Le secrétaire général de l’association Ré nature environnement a récemment adressé un courrier aux maires des dix communes de l’île, mais aussi à l’État et aux professionnels de la mer pour les informer des conséquences qu’auraient, selon lui, les grands projets d’aménagements annoncés en début d’année par le Grand Port maritime de La Rochelle entre 2019 et 2025. En particulier le dragage et le déroctage…

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les pertuis charentais

L’avenir du Grand Port de La Rochelle et ses impacts sur les autres activités maritimes dans les pertuis charentais

 

Dossier préparé par LE GALL Pierre Secrétaire général de Ré Nature Environnement Chercheur retraité de l’Enseignement Universitaire Diplômé en Océanographie Physique et Biologique Spécialisé en Biologie et Écologie littorales 25 ans de gestion d’un Laboratoire Maritime (14 530 – LUC SUR MER)

Le 30 avril 2018
Dès le 24/01/2018, le journal Sud-Ouest, sous la plume de Philippe BAROUX, s’est largement fait l’écho des projets du Port Atlantique de La Rochelle pour les années 2019 à 2025. Il s’agit d’un projet de 80 millions d’Euros HT qui vise à « préserver la compétitivité du port » face à l’augmentation prévisible de la taille moyenne des navires et à la nécessité de rationaliser l’usage des dernières surfaces foncières disponibles. Ce projet se décompose en 4 opérations complémentaires :
1 – la création d’un nouveau terminal à Chef de Baie 4 (pour y recevoir de la pâte à papier sud-américaine) avec construction d’un quai de 250 mètres,
2 – l’accroissement du terminal de l’Anse Saint-Marc avec un nouveau quai de 250 mètres pour desservir en direct un terre-plein de 4 hectares pour la manutention de colis lourds (éoliennes),
3 – l’aménagement des 35 hectares du site de La Repentie,
4 – l’augmentation des profondeurs des accès et des pieds de quais (souilles).
Ce quatrième volet nous préoccupe beaucoup car c’est de loin celui qui présente le plus de risques d’impacts négatifs au regard du fonctionnement et de l’environnement des pertuis charentais. Cette dernière opération consiste en un dragage préparatoire de 550 000 mètres cubes de vases anciennes, donc susceptibles de contenir des polluants bien connus dans la Baie de La Rochelle, suivi du « déroctage » de 700 000 mètres cubes de roches constituées de 2/3 de calcaires durs (470 000 m3) et de 1/3 de marnes molles (230 000 m3) afin de pouvoir mieux accueillir des bateaux de 14 m de tirant d’eau. Les étapes de ce dernier projet sont planifiées en deux temps : des études préliminaires jusqu’a mi 2019, puis les travaux en 2019 et 2020.
Les responsables du Grand Port Maritime annoncent bien entendu que le respect de l’environnement

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   Texte 2018-Pierre Legall

REQUIEM pour nos pertuis

REQUIEM pour nos pertuis

par Pierre Le Gall

Une grande partie de l’avenir des Pertuis charentais va se jouer en 2019 et 2020 : ILS VONT MOURIR ! C’est l’analyse établie par un océanographe, spé- cialisé en Biologie et Ecologie littorales, qui a suivi durant plus de 40 ans l’évolution catastrophique de la Baie de Seine jusqu’à un stade proche du cloaque le plus sordide, et qui observe maintenant la même évolution se produire sur les pertuis charentais. Non, ce ne sera pas à cause du réchauffement climatique. Non, ce ne sera pas à cause de la montée des eaux. Non, ce ne sera pas à cause de la sécheresse. Ces deux années là, les pertuis charentais vont discrètement être étouffés par l’invasion sournoise et incontrôllée de plus de 1 000 000 m3 de petites particules fines qui n’arriveront pas à se stabiliser sur les fonds marins et qui durant des années, circuleront en empêchant que l’indispensable « lumière source de vie » ne pénètre dans leurs eaux. Finie la vie des algues de nos estrans, finie la vie de notre plancton, finie la vie de nos coquillages et de nos crustacés, finie la vie de nos poissons et autres animaux marins, finies les baignades dans des eaux claires, finies l’ostréiculture et la mytiliculture charentaises, finie la pêche dans les pertuis, finie la faste période pour le tourisme littoral. Nos enfants ne connaîtront plus toutes les joies offertes par la vie sur les bords d’une mer saine et en bon état. POURQUOI ?

REQUIEM pour nos pertuis