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Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

B.Respire

Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

Voici quelques informations sur les derniers faits marquants de notre lutte pour le recul des cuves d’hydrocarbures PICOTY.

En juin le conseil de surveillance du port de commerce a voté à l’unanimité une reconduction pour 30 ans de l’Autorisation Temporaire d’Occupation (AOT) du Domaine Public Maritime (DPM) pour l’entreprise PICOTY (soit dit en passant l’AOT pour SDLP renouvelée l’année dernière est limitée à 20 ans. Pourquoi une telle différence de traitement ?). 5 cuves situées sur le DPM, n’auront cependant qu’une durée de reconduction de 8 ans. Passé ce délai le pétrolier ne devra plus les utiliser pour du stockage d’hydrocarbures, mais continuera malgré tout d’en avoir l’usage pour un stockage de produits non dangereux (jus d’orange ou engrais liquides, dixit le maire de La Rochelle !!!).

Mi-septembre nous avons rencontré Jean-François Fountaine qui se satisfait d’avoir obtenu 8 ans pour les 5 cuves situées au plus près des maisons lors du vote du conseil de surveillance du Port alors que PICOTY demandait 10 ans… Les promesses électorales semblent bien loin et les tracts lors de la campagne des départementales préconisant un recul des cuves à 5 ans sont de purs mensonges.

La possibilité de construction d’une zone tampon arborée sur le domaine public tombe aux oubliettes.

Les intérêts privés ont une fois de plus prévalu sur l’intérêt général, cela porte atteinte à la démocratie. La préconisation faite par l’INERIS de suppression de 7 cuves les plus proches des maisons pour supprimer toute zone de délaissement (et donc de réduire par la même le nombre des 500 maisons impactées par le PPRT) est passée à la trappe. L’Etat se contrefout de son obligation d’assurer la sureté des populations. La sécurité des populations n’est pas le souci principal des membres du conseil de surveillance et du directeur du port : le commerce (du tonnage, encore du tonnage !) prime sur tout !

Vendredi 25 sept une délégation de RESPIRE s’est rendue à une réunion au Grand Port Maritime (GPM) pour s’entendre dire par le directeur qu’il appliquerait le vote du conseil de surveillance. Ce technocrate pur jus, qui nous avait déjà refusé l’accès à la convention liant le port à Picoty, argue que le PPRT est exemplaire au niveau national d’un point de vue environnemental (quel jury a-t-il décidé de cela ? Celui des fonctionnaires de la préfecture et du port peut-être ?).

Fin diplomate ce monsieur s’est permis en plus de mettre en doute la représentativité de R.E.S.P.IR.E. Outrée la délégation a quitté la réunion.

Le bureau publiera lundi une lettre ouverte à tout ce beau monde.

Le monde tourne à l’envers…

Voilà maintenant cinq ans que nous menons le combat, dans un contexte pour le moins écœurant, pour que soit pris en compte une réelle protection des riverains. Nos interventions ont permis de mettre au grand jour un sujet marqué par l’injustice et le mépris des populations, elles ont aussi permis une large information et une large solidarité. Continuons ensemble ce combat.

Le bureau de RESPIRE – La Rochelle 1er octobre 2015

 

pdfAux adhérents de RESPIRE

 

À Mme Ségolène Royal

3Logo-RespireLa Rochelle : 9 septembre 2015
M. Raymond Bozier
Co-président association R.E.S.P.I.R.E.
À
Mme Ségolène Royal
Ministre de l’écologie et du développement durable

Objet : Votre réponse au courrier du sénateur J.V. Placé, 5 juin 2015 (réf. CP/A15004203-d15008082) – AOT et PPRT Picoty/Sdlp.
Madame la Ministre,

Notre association a pris connaissance avec attention de votre réponse au courrier du sénateur J.V. Placé en date du 5 février 2015 et portant sur la si-tuation des riverains des dépôts d’hydrocarbures liquides PICOTY sis à La Rochelle. Cette réponse nous déçoit profondément pour les raisons suivantes.

Tout d’abord parce qu’en justifiant le PPRT Picoty/Sdlp, elle entre en con-tradiction avec la position du conseil régional Poitou-Charentes qui a voté contre. Or vous en étiez à cette époque la Présidente…

De la même façon, lors de la dernière campagne des législatives, vous aviez apporté un appui très clair à notre demande de suppression des 7 cuves de la société Picoty les plus proches des habitations. Vous aviez même alors écrit à Madame la préfète de La Charente-Maritime.

Par ailleurs, toujours en votre qualité de Présidente de région, vous avez – au contraire de la CDA de La Rochelle, du Conseil général et de l’Etat – refusé de financer l’installation de doubles coques sur 4 cuves en construction de la société Picoty SA.

La conclusion de votre courrier : « Dans ces conditions, la priorité me paraît être la mise en œuvre du PPRT tel qu’approuvé afin d’assurer au plus vite la protection des populations et de préserver les conditions de poursuite de l’activité économique de l’entreprise tout en permettant une desserte perfor-mante de la région centre ouest en produits pétroliers raffinés. » nous laisse tout aussi pantois.

D’une part parce que le PPRT Picoty/Sdlp indique qu’en cas d’accident les populations riveraines resteront exposées à une cinétique rapide. D’autre part, parce que les cuves d’hydrocarbures Picoty/Sdlp se trouvent pour l’essentiel sur le domaine public maritime et que l’Etat en autorisant systéma-tiquement le renouvellement des Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT) contribue au maintien du danger pour les populations riveraines. En-fin parce que les cuves dont nous demandons la suppression, représentent seulement 80 000m3 sur les 240 000 dont dispose la société Picoty SA (est-il besoin de vous rappeler que le marchand a obtenu une autorisation d’exploitation de 43 000m3 supplémentaires et qu’il dispose d’un terrain à proximité en capacité d’accueillir un stockage de 80 000m3 ?). « L’intérêt su-périeur de la distribution du pétrole pour le grand Ouest » importerait-il plus que la sûreté des populations riveraines, l’économie primerait-elle sur tout ?

Madame la Ministre, le conseil de surveillance du port de commerce de La Rochelle, où siègent des représentants de l’Etat, a donné un avis favorable à une reconduction limitée à 8 années (alors que, soit dit en passant, les rive-rains en zones de délaissement, de prescription et de recommandation, ne disposent, eux, que de 5 années pour réaliser les travaux de mise en sécurité partielle de leurs demeures !) pour les cuves Picoty les plus proches des habi-tations et 30 années pour les autres. C’est beaucoup trop quand on sait à quoi sont exposées les populations. Il faut réparer les erreurs du passé et commencer à enclencher de manière significative une politique d’éloignement du danger.

Si rien n’est encore signé pour ce qui concerne l’AOT, il est plus que pro-bable que le directeur du port suivra l’avis de son conseil de surveillance. Nous pourrions admettre pour notre part une limitation à 5 années (temps plus que nécessaire pour en construire de nouvelle hors habitations) pour les 7 cuves les plus proches des habitations.

Comptant toujours sur vos soutiens, nous vous prions d’agréer Madame la Ministre l’expression de nos salutations respectueuses.

logoroyal_aright1courrier A Mme Ségolène Royal 09.09.2015

 

Question ouverte de RESPIRE aux trois têtes de listes du second tour des élections municipales de La Rochelle, le 30 mars 2014

clip_image002▶  Question et ses Réponses

Rassemblement d’Eco-citoyens pour Sensibiliser, Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement

 association-respire-la-rochelle.org

respire.larochelle3@gmail.com

Le mercredi 26 mars 2014

▶ Question ouverte de RESPIRE aux trois têtes de listes du second tour des élections municipales de La Rochelle, le 30 mars 2014

Et les Réponses

Mesdames, Monsieur,

Dans vos programmes respectifs, lors de vos réunions publiques ou dans des articles de presse, nous avons pu lire ou entendre votre approche quant à la question du risque technologique Seveso haut à La Rochelle, dont l’urgent dossier du recul d’une partie des cuves de carburants des sociétés Picoty/SDLP, et votre approche du développement du Grand Port Maritime de La Rochelle (GPM).

Nous vous demandons donc de nous préciser votre position et vos objectifs et de nous transmettre  votre « feuille de route » pour les faire aboutir. Nous souhaitons que vous explicitiez les positions, démarches et interventions concrètes que vous vous engagez à prendre et à faire, et auprès de qui, dans ce dossier Picoty/SDLP et, plus largement, en ce qui concerne le développement du GPM.

Respire réaffirme ici que le dossier Seveso est transversal. Il concerne l’occupation du territoire, les choix de développement économique et la question sociale et environnementale. Il s’agit aussi de démocratie locale : concertation des citoyens et égalité, dans une même ville, des habitants face au risque industriel. Chaque citoyen doit, en effet, avoir un droit équivalent à la sécurité et à la santé. Depuis septembre 2009, RESPIRE attire l’attention des politiques sur ce dossier Seveso.

Nous publieront cette question et vos réponses sur le site internet de RESPIRE.

Recevez, Mesdames et Monsieur, nos salutations citoyennes.

Anne Le Duigou
Coprésidente de RESPIRE

▶ Réponse de J.F.Fountaine et J.M. Soubeste à la question ouverte de l’association R.E.S.P.I.R.E.

 « Pour faire suite à votre demande, veuillez trouver notre réponse commune :

 Comme vous l’aviez noté dans votre journal de quartier, JFF comme JM Soubeste sont depuis le début de la campagne mobilisés pour à la fois faire avancer le dossier clé du recul des cuves de Picoty et pour traiter cette question dans une approche globale du développement des activités du GPM dans le respect des habitants du quartier de La Pallice.

L’accord signé entre la liste écologique et citoyenne et JFF, prévoit :

– de conditionner le développement du GPM au recul des cuves de Picoty afin de réduire les risques à la source.

– d’inscrire dans le SCOT et les PLU l’interdiction de nouvelles implantations SEVESO en particulier à proximité des zones d’habitation ou susceptibles d’être urbanisées.

– de réviser le SCOT pour y intégrer la prévention des risques industriels et naturels.

Par ailleurs, pour redonner à la concertation et à l’expression citoyenne toute sa place, nous nous engageons à mettre en place de nouvelles modalités de gestion et de décision avec en particulier le recours au référendum d’initiative locale, la création d’un médiateur de la ville et d’une délégation à la vie démocratique regroupant citoyenneté et comité de quartiers.

La feuille de route pour nous est très claire : au lendemain de l’élection, nous créerons les conditions d’une rencontre entre l’Association Respire, les collectivités concernées et le ministère afin d’agir concrètement sur le non renouvellement de l’AOT et le déplacement des cuves. »

▶ Réponse  AL Jaumouillié à la lettre de RESPIRE

La Rochelle le 28 mars 2014

                                                           Mesdames et messieurs,

Je viens de prendre connaissance de votre lettre ouverte adressée aux têtes de listes présentes au 2nd tour de l’élection municipale du 30 mars prochain, et c’est bien volontiers que je vous écris ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire à maintes reprises au cours de cette longue campagne entamée dès la primaire citoyenne du 1er décembre 2013.

 Je sais votre combat pour l’éloignement des cuves et je considère également que la présence d’hydrocarbures aussi près d’habitations qui préexistaient n’est pas acceptable et qu’elle fait courir un risque à des hommes et des femmes qui n’en sont en rien responsables.

 Il s’agit d’une lourde erreur de nos prédécesseurs, tant au niveau de l’Etat que de la Commune, dont nous devons aujourd’hui assumer les conséquences avec une connaissance différente des risques industriels et en plaçant la dimension humaine et la sécurité des personnes au premier rang de nos préoccupations.

 Ce combat difficile, je vous propose que nous engagions ensemble. Je souhaite profiter de l’opportunité historique que nous offre le prochain renouvellement de l’autorisation d’occupation temporaire du domaine portuaire, accordée par le Grand Port Maritime à l’entreprise Picoty, pour contraindre les pétroliers à s’engager sur un plan de déplacement d’une partie de leurs installations.

 Si je suis élue maire, la municipalité s’opposera à toute reconduction de cette AOT par le GPM, si elle n’est pas assortie d’un accord préalable sur un programme pluriannuel de relocalisation du site. La poursuite de l’accompagnement des projets du port par la CdA, à laquelle je reste attachée, sera également conditionnée à l’obtention de cet accord.

 J’appelle toutefois votre attention sur la démagogie facile de certaines promesses de campagne ou conversions écologiques tardives. Je me refuse à toute surenchère et à laisser penser que le volontarisme du maire peut à lui seul régler en peu de temps la situation que subissent les habitants de La Pallice.

 En effet, la loi Bachelot actuellement en vigueur ne contraint pas les industriels à financer le déplacement de leurs cuves alors qu’elle oblige les riverains à réaliser d’onéreux travaux de sécurisation de leurs habitations comme vous le savez mieux que quiconque.

 La loi est mal faite, j’en conviens, mais sans évolution législative, obtenir le recul des cuves les plus proches restera un combat difficile et probablement long. Il faut avoir la franchise de le dire.

C’est pourquoi, je reste favorable à ce que la procédure PPRT se poursuive. Sans renoncer à faire reculer les cuves, il m’importe que les personnes qui vivent dans incertitude et l’absence d’un cadre juridique clairement établit depuis plus de 5 ans puissent enfin y voir clair sur leurs droits et soient en capacité de construire leur avenir.

 Espérant avoir répondu à votre attente et restant à votre écoute, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs, à l’assurance de toute ma considération.