Archives de catégorie : Editorial

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRÉFET DE CHARENTE-MARITIME

 

1er Mars 2017

LETTRE  OUVERTE  A MONSIEUR  LE PRÉFET  DE  CHARENTE-MARITIME


Le 30 Janvier dernier la société des essences PICOTY a informé vos services qu’une fuite d’essence SP95 provenant d’une canalisation souterraine reliant une cuve au poste de dépotage camions, s’était répandue dans le sous-sol du site industriel et probablement au-delà de ce dernier étant donné l’importance du volume écoulé. A cet égard, sachant que l’industriel effectue des bilans matière tous les 10 jours, on peut raisonnablement penser que ladite fuite s’est déclenchée avant le 30 Janvier.

Le 31 Janvier les services de la DREAL ont inspecté le site puis mis en place, en concertation avec l’industriel, les mesures d’urgence s’imposant.

Ce n’est cependant qu’à partir du 7 Février, soit 8 jours plus tard, que vous avez jugé bon d’informer la Mairie de La Rochelle, la CDA et la population, du moins pour ceux d’entre elle qui lisent la presse, de cet accident  affectant, rappelons-le, un site classé SEVESO seuil haut. Continuer la lecture de LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRÉFET DE CHARENTE-MARITIME

Bacs + 4

QUELQUES NOUVELLES DE L’ ASSOCIATION R.E.S.P.I.R.E.

Aux adhérent.e.s et ami.e.s

REQUETE REJETÉE En septembre, au nom du peuple français, le tribunal administratif de Poitiers s’est prononcé sur notre recours contre la création de 4 cuves supplémentaires (43 000m3) sur le site PICOTY. Pour le rapporteur public et le tribunal qui l’a suivi l’entreprise a tout à fait le droit de se développer, et, grâce aux doubles coques, les riverains sont en sécurité ! Le tribunal a rejeté toutes nos contestations et condamné les 4 requérants à verser 1200 euros à l’entreprise Picoty (le peuple français est ainsi doublement puni : il subit un danger et doit en plus payer son auteur qui lui ne manque pourtant pas de moyens pour ester en justice !). Cette vision des choses augure mal du recours que nous avons déposé contre le PPRT Picoty/Sdlp.

Après consultation de notre avocat toulousain le bureau de R.E.S.P.I.R.E. a décidé de ne pas faire appel du jugement (de toute façon nous n’avons pas les moyens…).

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GLOIRE AUX CUVES PICOTY ! GLOIRE À LA MULTIPLICATION DES RISQUES ! Jeudi 29 septembre la société Picoty SA a inauguré en grandes pompes ses 4 nouvelles cuves. L’entreprise a de grandes ambitions pour le site de La Pallice puisqu’elle compte en implanter de nouvelles sur des terrains situés de l’autre côté de la Rue de Béthencourt et construire de nouveaux bureaux. Suite à un article paru dans Sud-Ouest, R.E.S.P.I.R.E. s’est fendue du communiqué suivant :

« Tel qu’il a été rédigé, l’article « Portes ouvertes chez Picoty », publié vendredi 30 septembre, laisse penser que l’association RESPIRE était présente à la garden party de la société Picoty-Avia. Si RESPIRE a en effet reçu une invitation, elle a considérée celle-ci comme une provocation de la part du négociant en pétrole. Aucun de ses membres ne s’est rendu à la dégustation des petits fours et au spectacle son et lumière (un feu d’artifice eût été plus spectaculaire !) programmés à cette occasion.

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La construction des 4 nouvelles cuves accroît les risques sur des dépôts d’une contenance avoisinant désormais les 500 000 M3 et accentue l’inquiétude des riverains que nous sommes. Toute explosion ou incendie sur le site aura des conséquences dramatiques pour les populations de Laleu – La Pallice. Que Picoty exprime sa reconnaissance à l’égard des puissants qui le soutiennent vigoureusement (Etat, Collectivités locales, Port de commerce), ne change rien au fait que c’est une grave erreur, après l’explosion d’AZF, de persister à accroître un stockage d’essence au plus près d’un habitat. Quant au financement des doubles coques par les collectivités territoriales, déjà fortement soumises à des difficultés budgétaires, RESPIRE estime que le coût aurait dû en être supporté par le seul exploitant Picoty. D’ailleurs la région Poitou-Charentes, à l’époque présidée par Ségolène Royal, avait très justement refusé de participer à ce financement. »

Voici ce qu’il en est résulté dans l’édition du mercredi 5 octobre de Sud-Ouest : « Invitée la semaine dernière par le groupe Picoty à visiter les nouveaux bacs, l’association Respire signale « qu’aucun de ses membres ne s’est rendu à la dégustation des petits fours et au spectacle son et lumière ». De même qu’Europe Ecologie-les Verts, Respire continue de soutenir que l’extension du dépôt pétrolier « est une grave erreur », qui « accentue l’inquiétude des riverains que nous sommes. » « Toute explosion ou incendie sur le site aura des conséquences dramatiques pour les populations de Laleu-La Pallice […] Quant au financement des doubles coques par les collectivités territoriales, déjà fortement soumises à des difficultés budgétaires, Respire estime que le coût aurait dû en être supporté par le seul exploitant Picoty. D’ailleurs la région Poitou-Charentes, à l’époque présidée par Ségolène Royal, avait très justement refusé la participation de ce financement », rappelle l’association.

Visiblement le journal local a préféré rester « soft ». Pourtant le propos n’engageait que R.E.S.P.I.R.E.

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REGROUPEMENT ASSOCIATIF POUR PLUS DE FORCE Les associations de protection de l’environnement Nature Environnement 17, R.E.S.P.I.R.E, l’A.P.N.R, Mat-Ré et Ré-Nature environnement, préoccupées par l’aggravation de la situation environnementale sur et autour de la ville de La Rochelle, ont décidé d’agir ensemble afin d’alerter les représentants de l’État, les acteurs industriels et commerciaux sur les conséquences des pollutions de l’air, de l’eau, mais aussi sur les risques industriels croissants résultant d’une augmentation constante des installations classées pour l’environnement (ICPE) sur un espace disponible qui se fait de plus en plus rare.

Plusieurs réunions ont eu lieu entre nos associations. Nous avons défini dans un premier temps 3 axes de réflexion et d’action sur : La Pollution atmosphérique et la restauration de la qualité de l’air sur La Rochelle. Des mesures de lutte contre la pollution des eaux portuaires et marines. Une prise en compte globale du risque industriel majeur sur le site agro-industrialo-portuaire.

Un programme d’actions est en cours d’élaboration. Nous vous en tiendrons informé.e.s bientôt.

 VIVE LE BÉTONNAGE DE CÔTE !  Est-il pas beau m’ssieurs dames,

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ce magnifique ouvrage d’art du céréalier Socomac (groupe Soufflet). Il aurait pu être construit ailleurs qu’à la pointe de chef de Baie, lue en retrait. Sur l’ancien dépôt d’essence des armées situé dans le prolongement du terminal céréalier du quai Lombard, par exemple. Seulement voilà, ce terrain intéresse la Sica Atlantique, alors…

Et dire qu’il y a peu, à l’Assemblée Nationale, la ministre de l’écologie parlait de reconquête des paysages ! On voit ce que ça donne sur La Rochelle, zone touristique de premier plan. Si nos ancêtres avaient bâti la ville de cette façon, sûr qu’il n’y aurait pas grand monde pour venir la visiter. Mais l’esthétique, compte peu dans notre monde de rapaces portuaires à courtes vues.

Bon en attendant certaines entreprises situées sur le port de pêche et la zone industrielle de Chef de Baie en ont ras le bol des poussières de céréales et continuent de nous le faire savoir. La médecine du travail a été saisie. Ça grogne tellement que le grand bétonneur portuaire a organisé dernièrement une réunion pour annoncer que tout ira mieux lorsque le nouveau silo entrera en fonction en 2017. Ah ! bon !

 

A bientôt les ami.e.s et pensez à régler votre cotisation.

 

Raymond Bozier, co-président de R.E.S.P.I.R.E.

 

 

Protéger les travailleurs et protéger les riverains

clip_image002_thumb.jpgCommuniqué de l’association R.E.S.P.I.R.E.

Protéger les travailleurs et protéger les riverains

 L’association RESPIRE, organise, ce dimanche 1er Mai, à 10 heures, un hommage aux 177 victimes de l’explosion de l’usine Vandier et Despret, à la Pallice, explosion survenue le 1er mai 1916. Un dépôt de gerbe sera effectué à l’occasion.

Cet hommage aura lieu au monument commémoratif de cette catastrophe industrielle, au bout de l’avenue de la Repentie (côté mer), là où l’entreprise était implantée. La population rochelaise est invitée à venir se recueillir.

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La question de la protection des travailleurs des sites industriels sensibles, ainsi que celle des riverains est toujours d’actualité. Cela d’autant plus que les quartiers ouest de La Rochelle comptent 5 sites classés Seveso seuil haut et qu’un accident de grande envergure reste hélas toujours possible.

Concernant la protection des riverains, la gestion calamiteuse du dossier Picoty/SDLP à Laleu-la Pallice (500 000m3 d’hydrocarbures stockés !), un des sites Seveso haut rochelais, par les sociétés concernés et par les pouvoirs publics justifient que nous restions mobilisés et vigilants.

Les récents accidents sur des sites Seveso en France (voir l’explosion récente, toujours inexpliquée, de camions sur le site de Bassens en Gironde) ou à l’étranger attestent qu’un drame est toujours possible.

Association R.E.S.P.I.R.E.

Contacts : 05 46 43 66 96

Raymond.bozier@wanadoo.fr

 

 

VOUS AVEZ DIT POUSSIÈRES ? R.E.S.P.I.R.E. OUVRE LE DÉBAT…

POUSSIÈRES ! VOUS AVEZ DIT POUSSIÈRES ? R.E.S.P.I.R.E. OUVRE LE DÉBAT…

« Nous savons maintenant que la pollution de l’air extérieur n’est pas seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi l’une des premières causes environnementales de décès par cancer. » Organisation mondiale de la Santé (OMS), extrait du communiqué n°221, 17.10.2013

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Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

B.Respire

Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

Voici quelques informations sur les derniers faits marquants de notre lutte pour le recul des cuves d’hydrocarbures PICOTY.

En juin le conseil de surveillance du port de commerce a voté à l’unanimité une reconduction pour 30 ans de l’Autorisation Temporaire d’Occupation (AOT) du Domaine Public Maritime (DPM) pour l’entreprise PICOTY (soit dit en passant l’AOT pour SDLP renouvelée l’année dernière est limitée à 20 ans. Pourquoi une telle différence de traitement ?). 5 cuves situées sur le DPM, n’auront cependant qu’une durée de reconduction de 8 ans. Passé ce délai le pétrolier ne devra plus les utiliser pour du stockage d’hydrocarbures, mais continuera malgré tout d’en avoir l’usage pour un stockage de produits non dangereux (jus d’orange ou engrais liquides, dixit le maire de La Rochelle !!!).

Mi-septembre nous avons rencontré Jean-François Fountaine qui se satisfait d’avoir obtenu 8 ans pour les 5 cuves situées au plus près des maisons lors du vote du conseil de surveillance du Port alors que PICOTY demandait 10 ans… Les promesses électorales semblent bien loin et les tracts lors de la campagne des départementales préconisant un recul des cuves à 5 ans sont de purs mensonges.

La possibilité de construction d’une zone tampon arborée sur le domaine public tombe aux oubliettes.

Les intérêts privés ont une fois de plus prévalu sur l’intérêt général, cela porte atteinte à la démocratie. La préconisation faite par l’INERIS de suppression de 7 cuves les plus proches des maisons pour supprimer toute zone de délaissement (et donc de réduire par la même le nombre des 500 maisons impactées par le PPRT) est passée à la trappe. L’Etat se contrefout de son obligation d’assurer la sureté des populations. La sécurité des populations n’est pas le souci principal des membres du conseil de surveillance et du directeur du port : le commerce (du tonnage, encore du tonnage !) prime sur tout !

Vendredi 25 sept une délégation de RESPIRE s’est rendue à une réunion au Grand Port Maritime (GPM) pour s’entendre dire par le directeur qu’il appliquerait le vote du conseil de surveillance. Ce technocrate pur jus, qui nous avait déjà refusé l’accès à la convention liant le port à Picoty, argue que le PPRT est exemplaire au niveau national d’un point de vue environnemental (quel jury a-t-il décidé de cela ? Celui des fonctionnaires de la préfecture et du port peut-être ?).

Fin diplomate ce monsieur s’est permis en plus de mettre en doute la représentativité de R.E.S.P.IR.E. Outrée la délégation a quitté la réunion.

Le bureau publiera lundi une lettre ouverte à tout ce beau monde.

Le monde tourne à l’envers…

Voilà maintenant cinq ans que nous menons le combat, dans un contexte pour le moins écœurant, pour que soit pris en compte une réelle protection des riverains. Nos interventions ont permis de mettre au grand jour un sujet marqué par l’injustice et le mépris des populations, elles ont aussi permis une large information et une large solidarité. Continuons ensemble ce combat.

Le bureau de RESPIRE – La Rochelle 1er octobre 2015

 

pdfAux adhérents de RESPIRE