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Port Atlantique La Rochelle : un océanographe alerte sur les risques des futurs travaux

Port Atlantique La Rochelle : un océanographe alerte sur les risques des futurs travaux

 

L’océanographe rétais Pierre Le Gall alerte sur les risques que ferait peser sur le milieu un nouveau déroctage de grande ampleur au port de commerce.

« Je ne suis pas en position d’attaque, je suis un lanceur d’alerte. J’alerte sur quelque chose qui va se produire à 99 % de chances », prévient Pierre Le Gall. Le secrétaire général de l’association Ré nature environnement a récemment adressé un courrier aux maires des dix communes de l’île, mais aussi à l’État et aux professionnels de la mer pour les informer des conséquences qu’auraient, selon lui, les grands projets d’aménagements annoncés en début d’année par le Grand Port maritime de La Rochelle entre 2019 et 2025. En particulier le dragage et le déroctage…

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UNE HISTOIRE SANS FIN ?

POLLUTIONS DE L’AIR ET DES EAUX PLUVIALES DU COTE DE CHEF DE BAIE

UNE HISTOIRE SANS FIN ?

 

Suite à une assignation des associations environnementales NE17 et RESPIRE la société INNOV’IA vient d’être condamnée par le tribunal d’instance pour une pollution datant du 19 octobre 2016 (voir communiqué de presse ci-après).

Rebelote en 2017 : un habitant de Port Neuf a contacté la Communauté d’agglomération (CDA) le 27 juillet 2017 suite à de fortes odeurs irritantes dans la zone industrielle de Chef de Baie. La CDA de La Rochelle a fait analyser les eaux pluviales du site INNOV’IA. Ces analyses ont montré des valeurs au-delà des concentrations autorisées.

Le 26 septembre 2017 nouveaux prélèvements par des agents la DREAL alertés par la CDA. Les analyses ont révélé que les eaux pluviales d’INNOV’IA comportaient de l’hydrogène sulfuré non conforme à la réglementation. La DREAL précise dans son rapport que le sulfure d’hydrogène est mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques…

Si on ajoute à cela les particules fines générées par les activités de chargement des céréales, on a un cocktail détonnant pour les sportifs.ves et les baigneurs qui transitent par Chef de Baie.

Il est urgent que INNOV’IA innove en matière de respect de l’environnement. Un recours au pénal, cette fois, est à l’étude.

Raymond Bozier

 Communiqué de presse NE RESPIRE[2064]

REQUIEM pour nos pertuis

REQUIEM pour nos pertuis

par Pierre Le Gall

Une grande partie de l’avenir des Pertuis charentais va se jouer en 2019 et 2020 : ILS VONT MOURIR ! C’est l’analyse établie par un océanographe, spé- cialisé en Biologie et Ecologie littorales, qui a suivi durant plus de 40 ans l’évolution catastrophique de la Baie de Seine jusqu’à un stade proche du cloaque le plus sordide, et qui observe maintenant la même évolution se produire sur les pertuis charentais. Non, ce ne sera pas à cause du réchauffement climatique. Non, ce ne sera pas à cause de la montée des eaux. Non, ce ne sera pas à cause de la sécheresse. Ces deux années là, les pertuis charentais vont discrètement être étouffés par l’invasion sournoise et incontrôllée de plus de 1 000 000 m3 de petites particules fines qui n’arriveront pas à se stabiliser sur les fonds marins et qui durant des années, circuleront en empêchant que l’indispensable « lumière source de vie » ne pénètre dans leurs eaux. Finie la vie des algues de nos estrans, finie la vie de notre plancton, finie la vie de nos coquillages et de nos crustacés, finie la vie de nos poissons et autres animaux marins, finies les baignades dans des eaux claires, finies l’ostréiculture et la mytiliculture charentaises, finie la pêche dans les pertuis, finie la faste période pour le tourisme littoral. Nos enfants ne connaîtront plus toutes les joies offertes par la vie sur les bords d’une mer saine et en bon état. POURQUOI ?

REQUIEM pour nos pertuis

Agrocarburants

Tom Greenwood / Oxfam

Les agrocarburants (aussi appelés, de manière quelque peu trompeuse pour le grand public, « biocarburants ») sont des carburants produits à partir de matières premières agricoles.
Il s’agit soit d’agrodiesels issus d’oléagineux (palme, soja, tournesol, colza, jatropha…) soit d’éthanols à base de céréales (maïs, blé…), de betterave ou de canne de sucre. Les premiers sont incorporés dans le diesel tandis que les seconds sont mélangés à l’essence.

Depuis 2009, l’Union européenne a fixé un objectif contraignant à l’ensemble de ses Etats membres : d’ici à 2020, 20% de l’énergie consommée en Europe devra provenir de sources renouvelables. Oxfam soutient cet objectif ambitieux qui permet de lutter contre le changement climatique.
Dans le secteur des transports, 10% de l’énergie doit provenir de sources renouvelable d’ici à 2020. Mais dans les faits, cela se traduit à 90% par l’incorporation d’agrocarburants dans les carburants traditionnels, et c’est là que la politique européenne de « promotion des énergies renouvelables » pose problème.

En plus d’être nocif sur le plan environnemental, le soutien aux agrocarburants a un impact extrêmement négatif sur le droit à l’alimentation.

https://oxfamfrance.org/nos-actions/droit-lalimentation/agrocarburants

Communiqué de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Des associations Ré Nature Environnement, Nature Environnement 17, Mat-Ré, R.E.S.P.I.R.E.

Mercredi 7 février 2018, le Grand Port Maritime a présenté publiquement à l’Encan les principaux éléments de son projet de « Port horizon 2025 » ainsi que les modalités de concertation avec les populations civiles qu’il souhaite mettre en place avec l’aide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

Les associations Ré Nature Environnement, NE17, Mat-Ré, R.E.S.P.I.R.E. estiment aujourd’hui que les modalités choisies par le Grand Port, ressemblent à celles qui ont cours en matière d’enquête publique. Elles ne permettront pas de donner l’amplitude nécessaire à un vrai débat public.

Les réunions prévues – les 21 février à Rivedoux-plage, 2 mars dans le hall de la CDA et 7 mars dans le hall de la maison du port – ne ressemblent en aucune manière à ce qu’on appelle un débat public. Elles ne sont en fait que de simples rencontres en tête-à-tête avec des représentants du port. Les horaires programmés – 14h à 18h – sont tout aussi contestables puisqu’ils excluent de fait les gens qui travaillent. Des réunions publiques en soirées, ouvertes à tous et toutes, auraient été le gage de vrais échanges publics. L’opportunité de la réunion de quartier de Laleu, La Pallice, La Rossignolette, du 17 mars – maison des associations de Laleu – ne suffira pas à combler ces défauts majeurs. La forme de dialogue choisie par le Grand Port Maritime et la CNDP risque, in fine, de se révéler aussi peu constructive que la plupart des enquêtes publiques.

Nos associations déplorent également l’amalgame fait des 4 grands projets portuaires en un seul programme pour l’enquête publique. L’importance des projets de dragage (500 000 m3) et de déroctage (700 000 m3) auraient du faire l’objet d’une démarche spécifique en raison de l’importance de leurs impacts potentiels directs et indirects sur les milieux et le fonctionnement des habitats marins des pertuis charentais.

La Rochelle le 19 février 2018.

Communiqué de presse rencontres publiques-2