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INSPIRA la zone industrialo-portuaire de Salaise – Sablons : la démocratie bafouée

L’agglomération du pays roussillonnais est fortement industrialisée (chimie, nucléaire) et traversée par l’autoroute A7 et la nationale 7. Faut-il rajouter davantage de camions et de sites SEVESO ?

INSPIRA ou comment l’état se moque de l’avis de l’enquête d’utilité publique et de la santé des riverains.

Depuis quelques années, la région Rhône-Alpes, le département de l’Isère et la communauté de commune du pays roussillonnais ont programmé la réalisation d’une zone industrialo-portuaire au bord du canal du Rhône sur les communes de Salaise/Sanne et Sablons.

Ce projet était au départ présenté comme très respectueux de l’environnement (transport de marchandise tri-modal et chimie verte).

Le projet soumis à enquête d’utilité publique en 2018 était très loin de la charte d’origine. Il prévoyait en effet le report du transport fluvial, l’installation d’entreprises « seveso », une augmentation considérable du nombre de camions sur les routes desservant la zone, une consommation d’eau supérieure à celle que peut fournir la nappe phréatique…

L’enquête s’est conclue par un avis négatif des trois commissaires qui l’avait en charge. Cet avis négatif était motivé par le fait que le territoire est déjà soumis à de grosses sources de pollution ( plate forme chimique de Roussillon, Route Nationale 7, Autoroute A7 et pollution urbaine d’une agglomération de 20 000 habitant).

Au lieu de revoir le projet pour rapprocher de la charte d’origine, le préfet a déclaré la zone INSPIRA d’utilité publique. Le commissaire responsable de l’enquête a été radié car jugé trop pointilleux.

Nous, citoyens préoccupés par notre santé et la dégradation de notre cadre de vie demandons que ce projet soit revu pour qu’il devienne respectueux de l’environnement et des habitants des alentours. On peut tout à fait créer des emplois tout en respectant l’environnement et notre santé. Nous demandons également la réintégration du commissaire injustement radié.

Il est paradoxal qu’au moment où un grand débat est organisé dans le pays, l’avis de la population et des experts soient foulé au pied.

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