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DOSSIER PICOTY, suite…

R.E.S.P.I.R.E. vient d’adresser une lettre ouverte à la ministre Ségolène Royal, au secrétaire d’Etat Vidalies, à la Préfète de région, au directeur du Grand Port de Commerce (GPM), ainsi qu’aux membres du conseil de surveillance (document transmis à la presse). Tous ont voté, dans une belle unanimité, une reconduction pour 30 ans de l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) du Domaine Public Maritime (DPM) par l’entreprise PICOTY. Et qu’importe que cette activité soit classée SEVESO seuil haut !

Qu’importe aussi que le Plan de Prévention des Risques Technologique ait révélé les dangers mortels de ce site Seveso seuil haut venu s’installer, avec l’accord de l’État, à toute proximité d’un habitat. Le vote des représentants de l’État au conseil de surveillance du GPM, en faveur d’une reconduction pour 30 ans de l’AOT Picoty (alors que celle du site SDLP ne l’a été en 2014 que pour 20 ans !?), ne nous laisse aucune illusion sur le contenu de la prochaine convention. Qu’importe nous aurons pris date.

Voir ci-joint la lettre ouverte adressée aux différents acteurs de ce lamentable abandon de la sureté des populations pour le plus grand bénéfice d’un port de commerce prétendument adepte du développement durable et d’une entreprise privée…

pdfLettre ouverte AOT 6 oct 15

 

Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

B.Respire

Aux adhérent-e-s et soutiens de R.E.S.P.I.R.E.

Voici quelques informations sur les derniers faits marquants de notre lutte pour le recul des cuves d’hydrocarbures PICOTY.

En juin le conseil de surveillance du port de commerce a voté à l’unanimité une reconduction pour 30 ans de l’Autorisation Temporaire d’Occupation (AOT) du Domaine Public Maritime (DPM) pour l’entreprise PICOTY (soit dit en passant l’AOT pour SDLP renouvelée l’année dernière est limitée à 20 ans. Pourquoi une telle différence de traitement ?). 5 cuves situées sur le DPM, n’auront cependant qu’une durée de reconduction de 8 ans. Passé ce délai le pétrolier ne devra plus les utiliser pour du stockage d’hydrocarbures, mais continuera malgré tout d’en avoir l’usage pour un stockage de produits non dangereux (jus d’orange ou engrais liquides, dixit le maire de La Rochelle !!!).

Mi-septembre nous avons rencontré Jean-François Fountaine qui se satisfait d’avoir obtenu 8 ans pour les 5 cuves situées au plus près des maisons lors du vote du conseil de surveillance du Port alors que PICOTY demandait 10 ans… Les promesses électorales semblent bien loin et les tracts lors de la campagne des départementales préconisant un recul des cuves à 5 ans sont de purs mensonges.

La possibilité de construction d’une zone tampon arborée sur le domaine public tombe aux oubliettes.

Les intérêts privés ont une fois de plus prévalu sur l’intérêt général, cela porte atteinte à la démocratie. La préconisation faite par l’INERIS de suppression de 7 cuves les plus proches des maisons pour supprimer toute zone de délaissement (et donc de réduire par la même le nombre des 500 maisons impactées par le PPRT) est passée à la trappe. L’Etat se contrefout de son obligation d’assurer la sureté des populations. La sécurité des populations n’est pas le souci principal des membres du conseil de surveillance et du directeur du port : le commerce (du tonnage, encore du tonnage !) prime sur tout !

Vendredi 25 sept une délégation de RESPIRE s’est rendue à une réunion au Grand Port Maritime (GPM) pour s’entendre dire par le directeur qu’il appliquerait le vote du conseil de surveillance. Ce technocrate pur jus, qui nous avait déjà refusé l’accès à la convention liant le port à Picoty, argue que le PPRT est exemplaire au niveau national d’un point de vue environnemental (quel jury a-t-il décidé de cela ? Celui des fonctionnaires de la préfecture et du port peut-être ?).

Fin diplomate ce monsieur s’est permis en plus de mettre en doute la représentativité de R.E.S.P.IR.E. Outrée la délégation a quitté la réunion.

Le bureau publiera lundi une lettre ouverte à tout ce beau monde.

Le monde tourne à l’envers…

Voilà maintenant cinq ans que nous menons le combat, dans un contexte pour le moins écœurant, pour que soit pris en compte une réelle protection des riverains. Nos interventions ont permis de mettre au grand jour un sujet marqué par l’injustice et le mépris des populations, elles ont aussi permis une large information et une large solidarité. Continuons ensemble ce combat.

Le bureau de RESPIRE – La Rochelle 1er octobre 2015

 

pdfAux adhérents de RESPIRE

 

Communiqué de l’Association R.E.S.P.I.R.E.

Communiqué association R.E.S.P.I.R.E. – 3 avril 2015

Mardi 14 avril 2015, R.E.S.P.I.R.E. rencontrera conjointement à Paris des conseillers de Mme la ministre Ségolène Royal, et de M. Vidalies secrétaire d’Etat aux transports en charge des ports. Cette rencontre portera essentiellement sur l’autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime de la société Picoty SA, AOT qui arrivera à échéance fin décembre 2015 et dont RESPIRE demande la non reconduction pour la partie où sont installées les 7 cuves les plus proches des habitants. Il est à noter que Picoty SA a déposé fin janvier 2015 une demande de reconduction de son AOT et que les discussions (si tant est qu’il en existe ?) avec le port de commerce sont donc ouvertes.
Le 13 janvier 2015, le maire de La Rochelle et président de la CDA, a écrit à Mme Royal pour lui demander une rencontre sur ce même dossier. Dans son courrier il indiquait vouloir y associer le comité de quartier de Laleu/La Pallice, le directeur du port de commerce, M. Puyrazat, ainsi que notre association. M. Royal a chargé M. Bodenez, conseiller chargé des risques technologiques, de recevoir cette délégation. La date de la rencontre n’a pas encore été fixée.
Outre le dossier Picoty, R.E.S.P.I.R.E. est particulièrement préoccupée par la multiplication des pics de pollution de l’air qui se sont développés tout au long de ce premier trimestre. Ces pics sont dus à la fois à des phénomènes extérieurs à La Rochelle, mais aussi aux activités industrialo-portuaires et au trafic routier en fort développement.
Notre association s’inquiète également du devenir des maisons d’ores et déjà délaissées à proximité des cuves Picoty et dont les entrées ont été murées. Les bâtiments HLM situés Chemin des Chirons Longs, vidés de leurs locataires et destinés à être rasés, sont également un sujet de préoccupation pour la population. R.E.S.P.I.R.E. a rencontré Mme Sophorn Gargoullaud sur ce sujet.
Enfin, R.E.S.P.I.R.E. attend toujours que le trafic routier particulièrement intense avenue Béthencourt, soit détourné de telle sorte que les locataires des HLM situés côté rocade ne subissent plus ses nuisances excessives et dommageables pour leur santé.

Raymond Bozier, co-président

pdfCommuniqué de l’association RESPIRE

Signez la pétition « La Rochelle Seveso : Picoty doit reculer ses cuves ! »

➽ Votre souris a du pouvoir

Vous aussi, signez la pétition lancée par RESPIRE pour dire NON au projet de Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) PICOTY/SDLP imposé par la Préfecture de Charente-Maritime, et pour exiger le recul des cuves !

SIGNER LA PÉTITION

RESPIRE-PPRT1 (1)

fne3La Rochelle Seveso : Picoty doit reculer ses cuves

L’association Respire demande que des cuves d’hydrocarbures soient déplacées. Pour que les riverains puissent vivre en sécurité, signez leur pétition.

Les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) autour des usines les plus dangereuses (usines classées Seveso seuil haut) sont en voie d’accélération avec 60%  d’approuvés et un objectif  de 75% d’approuvés fin 2013. Pour autant, les premiers réalisés ont été les plus faciles et ceux qui restent sont souvent complexes. Partout émerge une préoccupation commune des riverains et des associations : obtenir un maximum de réduction des risques à la source, au sein même de l’usine afin de limiter les impacts lourds sur les riverains. Inversement l’industriel fait toujours valoir  que les coûts sont trop élevés en évoquant le fameux  » économiquement acceptable « .

FNE a toujours plaidé pour aller plus loin sur cette réduction des coûts à la source car elle garantit mieux la sécurité. Aussi, elle vous propose à titre d’exemple, de signer la pétition mise en ligne par l’association Respire de La Rochelle. Les riverains sont confrontés à un PPRT avec des cuves de stockage d’hydrocarbures à 20-30 m des premières maisons. Ils demandent leur recul, ce qui nous paraît d’autant plus raisonnable que des terrains sont disponibles.

 

 

MISE AU POINT APRES LE CONSEIL MUNICIPAL DU 10 JUILLET 2013

Point vertM. Jean-Louis Rolland, conseiller municipal (P.C.) de la ville de La Rochelle, nous a envoyé un courrier dans lequel il rappelle que, lors du conseil municipal du 10 juillet 2013, il a voté, avec Mme Bruller (P.C.), contre le projet de PPRT présenté par la préfecture, considérant qu’il s’agissait là « de mesurettes, qu’il y avait trop de vies humaines en danger, que l’avenir du quartier passait par le recul des cuves. D’autre part, pourquoi se précipiter alors que l’on a jusqu’en septembre 2014 pour faire céder les pétroliers en faisant pression pour le recul des cuves. » Il poursuit en déclarant qu’il ne croit pas aux cuves vertueuses, que cela soit du stockage d’hydrocarbures ou de méthanol et conclut : « Je regrette que la majorité des membres de mon groupe, qui sont aussi des dirigeants de mon parti, aient choisi l’intérêt des groupes pétroliers au détriment de la population en votant pour le projet de PPRT. »

Rappelons pour mémoire, à quelques encablures des élections municipales de mars 2014,  que les élus Verts et les élus du MODEM ont également voté contre le projet de PPRT, ainsi que M. Kloboukoft. M. Falorni et le groupe UMP se sont abstenus. La majorité PS, les radicaux de gauche et les communistes à l’exception des deux élus précités ont voté pour.

Raymond Bozier