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Pollution à La Rochelle : les élus n’ont pas digéré la conduite de Picoty

Pollution à La Rochelle : les élus n’ont pas digéré la conduite de Picoty

Une pollution aux hydrocarbures a été détectée le 30 janvier. Les élus ont été informés une semaine après. « Intolérable » pour Jean-Marc Soubeste

Jean-François Fountaine, le maire de La Rochelle, n’a toujours pas digéré de ne pas avoir été informé avant le soir du 6 février de l’importante pollution aux hydrocarbures survenue le 30 janvier dernier sur le site Picoty dans le quartier de la Pallice.

La population et les riverains n’ont appris l’existence de la fuite d’essence (256 mètres cubes déversés dans le sol et le sous-sol du quartier) que le surlendemain, le 8 février, par un article de « Sud Ouest » à la suite d’un lapidaire communiqué de la préfecture envoyé aux médias dans la soirée du 7 février. Une communication pour le moins tardive qui est aussi restée en travers de la gorge des conseillers municipaux de La Rochelle.

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L’association R.E.S.P.I.R.E aussi

 

Rassemblement d’ Eco-citoyens pour Sensibiliser Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement
Rassemblement d’ Eco-citoyens pour Sensibiliser Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement

Pourquoi les écologistes sont opposés au fonctionnement de la cimenterie EQIOM à La Pallice-La Rochelle ?

 

Suite à l’annulation de son autorisation d’exploiter par le tribunal administratif de Poitiers en mai 2015, la cimenterie EQIOM (ex-Holcim) se voit dans l’obligation de refaire une nouvelle demande. C’est l’occasion pour les élu-e-s EELV de La Rochelle et le groupe local EELV de manifester son opposition à cette installation située au sein du Grand Port Maritime (GPM) de La Rochelle.

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avis enquête publique

Un avis enquête publique aura lieu du 01 mars au 31 mars 2016

Concernant Equiom ex: Holcim ex ciments La Rochelle.

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logo_gauche  avis_enquête

 

 

A noter que Mat’Ré organise une réunion sur le sujet le 27 Fevrier 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE
L’Association MAT-Ré (« Mer Air Terre » – île de Ré) organise une réunion publique le samedi 27 février 2016 à 10 heures salle de réunion de la Mairie de La Flotte au sujet de l’enquête publique concernant la cimenterie La Rochelle-Ré EQIOM (ex-HOLCIM) et qui se déroulera du 1er au 31 mars 2016. La population concernée est invité à donner son avis sur les registres prévus à cet effet en mairie de La Rochelle ou de Laleu ou directement au commissaire-enquêteur ou sur le site de la préfecture de Charente-Maritime. Ce projet confirme l’existence de 4 Tours de grande hauteur et reprend les éléments du projet HOLCIM : 2 tours restent donc à construire dont l’une plus volumineuse que les 3 autres et la production annuelle autorisée serait de 1.3 millions de tonnes de ciment. Nous exposerons les arguments développés par nos ingénieurs-conseils qui fragilisent ce projet tant en terme de pollutions (visuelle, sonore, atmosphérique, marine) qu’en terme de destruction d’emplois par un mécanisme de délocalisation de la production avec importation de clinker et de laitiers (produits de dégradation de la sidérurgie) avec fermeture des cimenteries alentour.
Frédéric Jacq
Président de l’association MAT-Ré
www.nub71.com

 

 

 

L’exposition au risque d’explosion ou d’incendie

Respire : « L’exposition au risque d’explosion ou d’incendie est toujours là »

A pleins poumons

L’association Respire relaie l’inquiétude des habitants et des professionnels face aux poussières émises par les activités portuaires dans les quartiers de Laleu- la Pallice

«A pleins poumons ! ». Dans son nouveau bulletin, Respire, association environnementale créée en 2009, dont l’assemblée générale s’est tenue la semaine dernière, aborde un nouveau sujet : les poussières produites par les activités portuaires, céréalières principalement (« Sud Ouest » du 19 juin2015). Explications avec l’un des deux vice-présidents de Respire, Raymond Bozier.

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L’exposition au risque d’explosion ou d’incendie

« Sud Ouest ». Après les hydrocarbures, Respire se penche sur la question des poussières. C’est un nouveau combat qui s’annonce ?

Raymond Bozier. D’abord, nous n’en avons pas fini avec la question des hydrocarbures. Le danger, l’exposition au risque d’explosion ou d’incendie de 300 maisons est toujours là. Ça reste une préoccupation majeure pour nous, d’autant que ça génère aussi une pollution par l’air. Depuis le début de notre association, nous sommes intéressés par la question de l’air et de l’environnement, terrestre et marin.

Quelles sont ces poussières ? Et d’où viennent-elles ?

Nous en produisons tous, ne serait-ce qu’avec les cheminées. Mais le port de commerce de La Rochelle et toutes les activités qui tournent autour participent à l’accroissement des poussières. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 48 % de l’activité portuaire est liée à l’exportation de céréales, via deux groupes, Sica Atlantique et Soufflet Socomac. L’importation de produits tels que les engrais, les tourteaux, représente 8 %. 56 % de l’activité du port est donc liée à l’agriculture. Inévitablement, ça produit de la poussière.

Estimez-vous qu’il existe un risque sanitaire ?

Les réactions au bulletin que nous venons de publier le prouvent : il y a de nombreuses plaintes parmi la population. De nouveaux adhérents sont venus à l’association parce qu’ils souffrent de ces poussières. La nouveauté, c’est que nous avons été contactés par des gens qui travaillent sur le port de pêche, tout près des chargements céréaliers, et qui n’en peuvent plus. Il y a aussi des entreprises de la zone de Chef-de-Baie. Ce ne sont plus seulement les habitants qui se sentent concernés.

Vous avez notamment évoqué l’entreprise d’insertion Remise à flot.

Comme l’entreprise Glassolution, elle souffre de sa proximité avec les silos de Soufflet. Ces personnes sont venues vers nous en nous demandant « Que faites-vous contre les poussières ? ». Nous leur avons d’abord conseillé de prendre contact avec la médecine du travail, qui elle-même a déjà produit des rapports sur le sujet, notamment sur la santé des salariés de Glassolution. Deux médecins ont fait des rapports très circonstanciés sur les pollutions céréalières, adressés aux organismes compétents, expliquant que les salariés souffrent d’allergies, d’irritations, de picotements oculaires, etc.

Les autorités ont donc été alertées…

Certains, comme la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), oui. Mais on ne voit pas de réaction. Nous allons continuer notre action, en fédérant les mécontentements, que ce soit sur la zone urbaine ou la zone industrielle, pour amener des améliorations. Nous le faisons, je le précise, avec les industriels. Nous avons déjà des contacts très avancés avec la Sica et nous avons rencontré pour la première fois le directeur de Soufflet. Nous allons faire en sorte que des mesures soient prises pour réduire l’émission de poussière dans l’activité céréalière. Après, il faudra aussi s’intéresser à l’activité de l’ex-cimenterie Holcim (désormais Eqiom), qui n’est qu’à 100 000 tonnes de production de ciment en 2015 et qui n’a pas encore atteint son niveau complet (500 000 tonnes par an). On s’interroge sur le jour où les cheminées vont vraiment se mettre à produire à plein régime… Il serait temps que les autorités cessent de toujours penser à l’économie pour l’économie mais réfléchissent aussi à une économie propre. Que le développement durable dont se gargarise le port de commerce ne soit pas un développement qui multiplie la pollution.

La Ville est-elle à vos côtés ?

Pour l’instant, on ne l’a pas vue. Mais vue la manière dont elle a traité la question de l’AOT Picoty (1), nous sommes un peu refroidis… Sérieusement refroidis même. Ça a un peu distendu nos contacts, mais on va les reprendre.
(1) L’an dernier, le Conseil de surveillance du port de commerce a décidé à l’unanimité de reconduire pour trente ans l’autorisation d’occupation temporaire (AOT) par l’entreprise Picoty.