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Le dossier SEVESO à La Rochelle et les Législatives

 Communiqué de l’association RESPIRE 

six candidats de la première Circonscription de Charente Maritime ont répondu

La lettre ouverte de l’association RESPIRE, à propos du dossier risque industriel majeur, dit Seveso, aux candidats à l’élection législative sur la circonscription de La Rochelle 1 n’est pas restée lettre morte. Nous nous en félicitons car cela atteste de l’enjeu du dossier et de la légitimité de l’association RESPIRE.

Six candidats ont répondu à notre interpellation qui se voulait à la fois citoyenne et constructive car il y a urgence à s’attaquer au dossier Seveso, en particulier, en ce qui concerne la circonscription précitée, le dossier des stockages d’hydrocarbures des sociétés SDLP et Picoty à La Rochelle, dans les quartiers de Laleu-la Pallice.

Rappelons que des cuves d’hydrocarbures font face à des habitations et qu’un Plan de Prévention des Risques Technologiques est en cours d’élaboration par les services de la préfecture. RESPIRE demande la révision de la loi dite BACHELOT du 30 juillet 2003, le recul des cuves les plus proches des habitations et s’oppose à la construction de quatre nouveaux réservoirs dans la continuité de ceux déjà existant.

Notre lettre avait été envoyée aux dix premiers candidats qui s’étaient fait connaître auprès de la préfecture.

Ont répondu (Clic sur le lien):

Réponse-Esther-MEMAIN (Front de Gauche-PCF);

Réponse-Ségolène-Royal (Rassemblement pour la Majorité présidentielle Parti socialiste, Parti Radical de Gauche, La Rochelle Écologie et les Centrismes humanistes) Après avoir reçu une délégation de l’association Respire, elle nous a transmis copie de son courrier adressé à Madame la Préfète de Charente-Maritime.

Réponse-Brigitte-Desveaux (Europe Écologie les Verts)

Réponse-Olivier-Falorni (candidat soutenant la majorité présidentielle).

Il s’est également entretenu avec une délégation de l’association RESPIRE

Réponse de Arnaud Jaulin (Le Centre pour la France) mouvement démocrate UDF.

Réponse-Michel-Lecreff (La force républicaine de la majorité présidentielle Mouvement Républicain et Citoyen).

En synthèse, les Six candidat(e)s se sont clairement prononcé(e)s (oralement et/ou par courrier) pour le recul des cuves d’hydrocarbures proches des habitations et posent, à des degrés divers, la question du transfert des installations.

Ces quatre candidat(e)s font valoir l’intérêt des habitants (qui plus est présents antérieurement aux cuves) au titre de l’intérêt général.

RESPIRE rappelle que l’association ne donnera pas de consigne de vote pour ces législatives. Les réponses des cinq candidats vont être mises sur le site de RESPIRE et diffusées auprès de la presse et des adhérent(e)s de l’association.

Communiqué de R.E.S.P.I.R.E. à propos d’un article du journal «Le Monde»

riverains et industries

Communiqué de R.E.S.P.I.R.E. à propos d’un article du journal «Le Monde» daté du

21 mars 2012.

« Industries et riverains : une cohabitation à risques. A La Rochelle, l’Etat tarde à conclure un plan de prévention des risques technologiques particulièrement délicat».

Tel est le titre d’un article du journal « Le Monde », en pleine page avec photos, portant sur le PPRT Picoty/SDLP de La Pallice. « Ici, non loin du port industriel de La Rochelle, indique le journaliste Rémi Barroux, s’élabore l’un des plans de prévention des risques technologiques les plus délicats de France. » Outre les témoignages des riverains affirmant que « Ce n’est pas à la population de payer pour sa sécurité », et des citations de R.E.S.P.I.R.E, figurent également dans cet article passionnant des propos de la préfète de la Charente-Maritime et du maire de La Rochelle.

Mme Abollivier, préfète de la Charente-Maritime déclare notamment : « Ce plan [ le PPRT ], mal engagé dès le début, reste complexe et sensible. » Plus en avant dans l’article le journaliste précise que « Selon un scénario encore hypothétique évoqué par la préfète, elles [les quatre nouvelles cuves Picoty] pourraient permettre de vider les citernes les plus proches des habitations. »

Autre interviewé le maire de La Rochelle, Maxime Bono : « Ce dernier, indique le journaliste du Monde, se défend et souligne l’attachement de La Rochelle à la cause environnementale. « Depuis AZF et la discussion du PPRT, tout est devenu anxiogène, dit M. Bono. Mais j’ai été aussi élu pour créer des emplois : il faut en accepter les contraintes. » Mal à l’aise, poursuit le journaliste, le maire dit vouloir éviter que les habitants ne supportent pas « les conséquences pénales et financières des risques industriels ».

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RESPIRE mesure le chemin parcouru depuis sa création. Sans l’organisation des citoyens dans cette association loi 1901, il y a longtemps que le PPRT serait plié et que les riverains n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer. L’action continue cependant : les cuves doivent reculer et les habitants injustement menacés par le danger et pollués ne doivent pas être les payeurs. Quant à l’emploi on voit mal en quoi le recul de quelques cuves le menacerait…

Raymond Bozier, président de RESPIRE