Archives par mot-clé : Seveso

Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

Si la presse s’est très modestement intéressée à la catastrophe survenue sur le site de l’usine Lubrizol de Rouen (visiblement la mort d’un ex-président de la République lui a semblé autrement plus importante que les dommages subis par les populations et l’environnement touchés par ce très grave incendie), celui de l’usine « Seine Aval » localisée dans la plaine d’Achère, dans les Yvelines, est complètement passé sous ses radars. Voir l’article (long mais très édifiant) ci-après paru sur le blog du « Monde diplomatique ». Du bon et même très bon travail journalistique…

En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.

par Marc Laimé, 27 septembre 2019

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ACCIDENT LUBRIZOL ROUEN

C’est un accident technologique majeur qui a touché la ville de ROUEN dans la nuit du 26 septembre suite à plusieurs explosions entraînant un violent incendie au sein de l’usine Lubrizol à ROUEN, site classé Seveso seuil haut. Ce feu a été maîtrise en fin de journée, le jeudi 27 septembre. Il vient rappeler l’accident industriel de l’usine AZF à Toulouse le 21 septembre 2001.

https://coordinationseveso.com/2019/09/29/rouen-lubrizol/

INSPIRA la zone industrialo-portuaire de Salaise – Sablons : la démocratie bafouée

L’agglomération du pays roussillonnais est fortement industrialisée (chimie, nucléaire) et traversée par l’autoroute A7 et la nationale 7. Faut-il rajouter davantage de camions et de sites SEVESO ?

INSPIRA ou comment l’état se moque de l’avis de l’enquête d’utilité publique et de la santé des riverains.

Depuis quelques années, la région Rhône-Alpes, le département de l’Isère et la communauté de commune du pays roussillonnais ont programmé la réalisation d’une zone industrialo-portuaire au bord du canal du Rhône sur les communes de Salaise/Sanne et Sablons.

Ce projet était au départ présenté comme très respectueux de l’environnement (transport de marchandise tri-modal et chimie verte).

Le projet soumis à enquête d’utilité publique en 2018 était très loin de la charte d’origine. Il prévoyait en effet le report du transport fluvial, l’installation d’entreprises « seveso », une augmentation considérable du nombre de camions sur les routes desservant la zone, une consommation d’eau supérieure à celle que peut fournir la nappe phréatique…

L’enquête s’est conclue par un avis négatif des trois commissaires qui l’avait en charge. Cet avis négatif était motivé par le fait que le territoire est déjà soumis à de grosses sources de pollution ( plate forme chimique de Roussillon, Route Nationale 7, Autoroute A7 et pollution urbaine d’une agglomération de 20 000 habitant).

Au lieu de revoir le projet pour rapprocher de la charte d’origine, le préfet a déclaré la zone INSPIRA d’utilité publique. Le commissaire responsable de l’enquête a été radié car jugé trop pointilleux.

Nous, citoyens préoccupés par notre santé et la dégradation de notre cadre de vie demandons que ce projet soit revu pour qu’il devienne respectueux de l’environnement et des habitants des alentours. On peut tout à fait créer des emplois tout en respectant l’environnement et notre santé. Nous demandons également la réintégration du commissaire injustement radié.

Il est paradoxal qu’au moment où un grand débat est organisé dans le pays, l’avis de la population et des experts soient foulé au pied.

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Huit blessés dans l’explosion d’une raffinerie en Allemagne

Huit blessés dans l’explosion d’une raffinerie en Allemagne

Au moins 1 800 personnes ont été temporairement évacuées après une explosion survenue sur un site de Bayernoil, près d’Ingolstadt, en Bavière

LE MONDE | 01.09.2018 à 09h25 • Mis à jour le 01.09.2018 à 13h04 Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

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Une explosion a provoqué un spectaculaire incendie dans la raffinerie Bayernoil, près de la ville d’Ingolstadt, dans le sud de l’Allemagne.

Un incendie s’est déclaré samedi 1er septembre au matin à la suite d’une explosion dans une raffinerie du sud de l’Allemagne, près d’Ingolstadt. Au moins huit personnes ont été blessées, dont trois hospitalisées, et 1 800 habitants évacués, selon la police locale. L’explosion s’est produite dans un secteur de production de gaz et d’essence liquides de ce site de la compagnie Bayernoil, situé le long du Danube en Bavière, peu avant 5 h 30.

Selon la chaîne de radio-télévision publique locale Bayerischer Rundfunk, « l’onde de choc a été ressentie à plusieurs kilomètres » lors de l’explosion. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent d’importantes flammes s’élever au-dessus de la raffinerie aux premières lueurs du jour.

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/01/huit-blesses-dans-l-explosion-d-une-raffinerie-en-allemagne_5348894_3214.html

les pertuis charentais

L’avenir du Grand Port de La Rochelle et ses impacts sur les autres activités maritimes dans les pertuis charentais

 

Dossier préparé par LE GALL Pierre Secrétaire général de Ré Nature Environnement Chercheur retraité de l’Enseignement Universitaire Diplômé en Océanographie Physique et Biologique Spécialisé en Biologie et Écologie littorales 25 ans de gestion d’un Laboratoire Maritime (14 530 – LUC SUR MER)

Le 30 avril 2018
Dès le 24/01/2018, le journal Sud-Ouest, sous la plume de Philippe BAROUX, s’est largement fait l’écho des projets du Port Atlantique de La Rochelle pour les années 2019 à 2025. Il s’agit d’un projet de 80 millions d’Euros HT qui vise à « préserver la compétitivité du port » face à l’augmentation prévisible de la taille moyenne des navires et à la nécessité de rationaliser l’usage des dernières surfaces foncières disponibles. Ce projet se décompose en 4 opérations complémentaires :
1 – la création d’un nouveau terminal à Chef de Baie 4 (pour y recevoir de la pâte à papier sud-américaine) avec construction d’un quai de 250 mètres,
2 – l’accroissement du terminal de l’Anse Saint-Marc avec un nouveau quai de 250 mètres pour desservir en direct un terre-plein de 4 hectares pour la manutention de colis lourds (éoliennes),
3 – l’aménagement des 35 hectares du site de La Repentie,
4 – l’augmentation des profondeurs des accès et des pieds de quais (souilles).
Ce quatrième volet nous préoccupe beaucoup car c’est de loin celui qui présente le plus de risques d’impacts négatifs au regard du fonctionnement et de l’environnement des pertuis charentais. Cette dernière opération consiste en un dragage préparatoire de 550 000 mètres cubes de vases anciennes, donc susceptibles de contenir des polluants bien connus dans la Baie de La Rochelle, suivi du « déroctage » de 700 000 mètres cubes de roches constituées de 2/3 de calcaires durs (470 000 m3) et de 1/3 de marnes molles (230 000 m3) afin de pouvoir mieux accueillir des bateaux de 14 m de tirant d’eau. Les étapes de ce dernier projet sont planifiées en deux temps : des études préliminaires jusqu’a mi 2019, puis les travaux en 2019 et 2020.
Les responsables du Grand Port Maritime annoncent bien entendu que le respect de l’environnement

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   Texte 2018-Pierre Legall