Archives par mot-clé : Réglementation

LE DROIT D’ACCÈS A L’INFORMATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT

MISE EN ŒUVRE DES DISPOSITIONS RÉGISSANT LE DROIT D’ACCÈS A L’INFORMATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT

La Rochelle : le pétrolier immobilisé brûlait du combustible hors norme

Un pétrolier a été immobilisé vendredi. Son combustible était trop chargé en soufre.

Le « Star 1 », pétrolier de 184 mètres battant pavillon des îles Marshall, a été immobilisé à l’appontement pétrolier du Grand Port maritime de La Rochelle, jeudi soir et toute la journée de vendredi. Un contrôle opéré par le Centre de sécurité des navires (Affaires maritimes) et la Brigade de surveillance du littoral (gendarmerie maritime) dans le cadre de l’opération internationale de lutte contre les pollutions marines « 30 days at sea », qui a révélé qu’il brûlait à quai un combustible au taux de soufre non conforme à la réglementation.

« Nous avons prélevé jeudi après-midi un échantillon de combustible dans le groupe électrogène. Son analyse a révélé un taux de soufre de 0,15 %, alors que le plafond réglementaire est de 0,10 %. https://www.sudouest.fr/2019/10/19/combustible-hors-norme-6720328-1391.php

les pertuis charentais

L’avenir du Grand Port de La Rochelle et ses impacts sur les autres activités maritimes dans les pertuis charentais

 

Dossier préparé par LE GALL Pierre Secrétaire général de Ré Nature Environnement Chercheur retraité de l’Enseignement Universitaire Diplômé en Océanographie Physique et Biologique Spécialisé en Biologie et Écologie littorales 25 ans de gestion d’un Laboratoire Maritime (14 530 – LUC SUR MER)

Le 30 avril 2018
Dès le 24/01/2018, le journal Sud-Ouest, sous la plume de Philippe BAROUX, s’est largement fait l’écho des projets du Port Atlantique de La Rochelle pour les années 2019 à 2025. Il s’agit d’un projet de 80 millions d’Euros HT qui vise à « préserver la compétitivité du port » face à l’augmentation prévisible de la taille moyenne des navires et à la nécessité de rationaliser l’usage des dernières surfaces foncières disponibles. Ce projet se décompose en 4 opérations complémentaires :
1 – la création d’un nouveau terminal à Chef de Baie 4 (pour y recevoir de la pâte à papier sud-américaine) avec construction d’un quai de 250 mètres,
2 – l’accroissement du terminal de l’Anse Saint-Marc avec un nouveau quai de 250 mètres pour desservir en direct un terre-plein de 4 hectares pour la manutention de colis lourds (éoliennes),
3 – l’aménagement des 35 hectares du site de La Repentie,
4 – l’augmentation des profondeurs des accès et des pieds de quais (souilles).
Ce quatrième volet nous préoccupe beaucoup car c’est de loin celui qui présente le plus de risques d’impacts négatifs au regard du fonctionnement et de l’environnement des pertuis charentais. Cette dernière opération consiste en un dragage préparatoire de 550 000 mètres cubes de vases anciennes, donc susceptibles de contenir des polluants bien connus dans la Baie de La Rochelle, suivi du « déroctage » de 700 000 mètres cubes de roches constituées de 2/3 de calcaires durs (470 000 m3) et de 1/3 de marnes molles (230 000 m3) afin de pouvoir mieux accueillir des bateaux de 14 m de tirant d’eau. Les étapes de ce dernier projet sont planifiées en deux temps : des études préliminaires jusqu’a mi 2019, puis les travaux en 2019 et 2020.
Les responsables du Grand Port Maritime annoncent bien entendu que le respect de l’environnement

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   Texte 2018-Pierre Legall

UNE HISTOIRE SANS FIN ?

POLLUTIONS DE L’AIR ET DES EAUX PLUVIALES DU COTE DE CHEF DE BAIE

UNE HISTOIRE SANS FIN ?

 

Suite à une assignation des associations environnementales NE17 et RESPIRE la société INNOV’IA vient d’être condamnée par le tribunal d’instance pour une pollution datant du 19 octobre 2016 (voir communiqué de presse ci-après).

Rebelote en 2017 : un habitant de Port Neuf a contacté la Communauté d’agglomération (CDA) le 27 juillet 2017 suite à de fortes odeurs irritantes dans la zone industrielle de Chef de Baie. La CDA de La Rochelle a fait analyser les eaux pluviales du site INNOV’IA. Ces analyses ont montré des valeurs au-delà des concentrations autorisées.

Le 26 septembre 2017 nouveaux prélèvements par des agents la DREAL alertés par la CDA. Les analyses ont révélé que les eaux pluviales d’INNOV’IA comportaient de l’hydrogène sulfuré non conforme à la réglementation. La DREAL précise dans son rapport que le sulfure d’hydrogène est mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques…

Si on ajoute à cela les particules fines générées par les activités de chargement des céréales, on a un cocktail détonnant pour les sportifs.ves et les baigneurs qui transitent par Chef de Baie.

Il est urgent que INNOV’IA innove en matière de respect de l’environnement. Un recours au pénal, cette fois, est à l’étude.

Raymond Bozier

 Communiqué de presse NE RESPIRE[2064]

Agrocarburants

Tom Greenwood / Oxfam

Les agrocarburants (aussi appelés, de manière quelque peu trompeuse pour le grand public, « biocarburants ») sont des carburants produits à partir de matières premières agricoles.
Il s’agit soit d’agrodiesels issus d’oléagineux (palme, soja, tournesol, colza, jatropha…) soit d’éthanols à base de céréales (maïs, blé…), de betterave ou de canne de sucre. Les premiers sont incorporés dans le diesel tandis que les seconds sont mélangés à l’essence.

Depuis 2009, l’Union européenne a fixé un objectif contraignant à l’ensemble de ses Etats membres : d’ici à 2020, 20% de l’énergie consommée en Europe devra provenir de sources renouvelables. Oxfam soutient cet objectif ambitieux qui permet de lutter contre le changement climatique.
Dans le secteur des transports, 10% de l’énergie doit provenir de sources renouvelable d’ici à 2020. Mais dans les faits, cela se traduit à 90% par l’incorporation d’agrocarburants dans les carburants traditionnels, et c’est là que la politique européenne de « promotion des énergies renouvelables » pose problème.

En plus d’être nocif sur le plan environnemental, le soutien aux agrocarburants a un impact extrêmement négatif sur le droit à l’alimentation.

https://oxfamfrance.org/nos-actions/droit-lalimentation/agrocarburants